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le Hakama

Tombant jusque sur les chevilles, de coupe ample et pratique, le Hakama laisse une grande liberté de mouvements tout en masquant les déplacements dont il embellit la fluidité et la rondeur. Il remonte au niveau des lombaires par un petit dossier rigide (Koshi Ita) qui aide a un bon maintien du dos et à un bon placement des hanches. Les couleurs sont le noir ou  le bleu ou encore le blanc en Iaido, le blanc étant le symbole de la pureté et la couleur de la fleur de cerisier (Sakura). Le Hakama est normalement exigé pour la pratique des arts martiaux faisant partie de la tradition classique. Il est donc le symbole de leur noble hérédité. Pour choisir la bonne taille de hakama

Reste à se familiariser avec le pliage du hakama ..

 

Le Hakama (japonais 袴) est un pantalon noir (traditionnellement bleu indigo pour l'homme et blanc pour la femme). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samourais. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Hommes comme femmes pouvaient porter le hakama.

Certains prétendent qu'un des rôles du hakama était de masquer les mouvements des pieds, pour mieux surprendre l'adversaire. Cette explication ne fait pas l'unanimité : en effet, les samouraïs portaient des jambières qui enserraient le hakama, les pieds étaient donc bien visibles. Par ailleurs, lorsqu'il n'était pas en armure mais se préparait à un combat, le samouraï remontait le hakama en le coinçant au niveau de la ceinture, de même qu'il attachait les manches du kimono par une bande de tissus, le tasuki. C'était en fait essentiellement un pantalon de cavalerie.

De nos jours, le hakama très ample est utilisé dans certains arts martiaux comme l'aïkido, le kendo, kenjutsu et le jiu jitsu. Pour le jiu jitsu, il est utilisé dans les koryu (styles traditionnels) principalement, et non dans les styles modernes. Dans ce contexte, on parle parfois de keikobakama. Il s'agit également d'un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, etc.). Les femmes portent des hakama assortis à leurs kimonos, de couleurs vives ou à motifs, tandis que les hakama masculins sont le plus souvent à rayures. Le hakama de cérémonie étant en soie, cela en fait un vêtement fragile, onéreux et d'un entretien difficile. Les hakama utilisés pour les arts martiaux sont en coton, en soie ou, le plus souvent, en polyester ou dans un mélange de ces trois fibres. Le coton est plus lourd, tandis que les fibres synthétiques glissent mieux sur le sol et résistent mieux à la décoloration, ce qui peut être important pour les arts martiaux comme iaido ou l'aïkido. Les hakama de qualité destinés à la pratique sportive présentent des lanières épaisses et surpiquées afin d'éviter qu'elles de s'entortillent sur elles-mêmes.
L'activité pratiquée peut imposer la couleur du hakama. Ainsi, le hakama d'aïkido est toujours uni, noir ou indigo, parfois bleu électrique pour les hakama en coton. Dans d'autres disciplines, le port d'autres couleurs, en particulier le blanc est accepté. Dans le cadre des cérémonies shintō, le prêtre porte un hakama blanc, les assistants masculins des hakamas verts clair, les assistantes féminines des hakamas rouge-orangé (les habits traditionnels rouges sont symbole de virginité au Japon).

 

Symbolique


Ses plis ont une signification religieuse pour les japonais. Les deux plis à l'arrière dérivent d'un verset d'un mythe japonais. D'après cette histoire, à l'époque de l'unification nationale du Japon, les Dieux de la guerre aidèrent le Dieu du soleil (le plus important des Dieux japonais) et travaillèrent ensemble pour gérer une nation en n'utilisant que leur dignité, et sans recourir à l'usage des armes. Chacun des plis représente un Dieu de la guerre, nommés Take-Mizazuchi-no-Kami et Futsu-Nushi-no-Kami. Le Koshi-ita, qui rassemble les deux plis, représentent le Dieu du soleil, Amaterasu-Omikami. Dans son ensemble, cela représente le concept de Wa (harmonie). Les cinq plis à l'avant représentent les cinq principes qu'une personne doit posséder: Jin (l'affection), Gi (la vertue), Reï (la courtoisie), Chi (la sagesse), et Shin (la sincérité).
Les sept plis dans le hakama (5 devant, 2 dans le dos) ont chacun une signification symbolique :
-> Chugi = fidélité, dévotion et harmonie.
-> Gi = justice et intégrité.
-> Jin = bienveillance, charité, humanité et pitié.
-> Makoto = vérité, sincérité et honnêteté.
-> Meiyo = honneur, gloire et prestige.
-> Rei = étiquette et courtoisie.
-> Yuki = courage.
 

 

Le pli arrière représentant la voie de la Sincérité (absence de duplicité). Ce qui signifie qu'en ceignant notre hakama, nous devrions inscrire ces valeurs dans notre cœur.

 

Port

En Europe, le hakama est surtout porté par les pratiquants d'arts martiaux. Dans certains d'entre eux (kyudo, kendo, iaido), il fait partie de la tenue obligatoire. Dans d'autres, en particulier l'aïkido, il constitue un signe d'investissement personnel dans la discipline et de niveau technique. La décision d'autoriser un élève à le porter est laissée à la discrétion de l'enseignant.

Pour la pratique martiale, le hakama se noue en commençant par la partie avant. Le sommet de celle-ci doit dépasser la ceinture de quelques centimètres. Les lanières avant sont alors passées autour de la taille juste au-dessus de la ceinture, croisées derrière et reviennent sous la ceinture, où elles sont nouées à l'aide d'un nœud simple. On met alors en place la partie arrière, le dosseret au creux des reins. Les lanières arrières se positionnent sur la ceinture ou au-dessous, et viennent se nouer sur l'avant avec un nœud similaire à celui de la ceinture et englobant les deux brins avant. Les manières de ranger les lanières divergent selon les écoles.

 

Pliage

Le rangement comme le pliage du Hakama répond à tout un rituel et il peut varier selon les personnes et les écoles mais on retrouve en général l'ordre ci-après.

 

La Tresse

Les lanières sont pliées en réalisant une tresse. Une fois le hakama plié, on déploie les lanières de chaque côté.

Étape 1

  • Étape 1: on replie la lanière inférieure droite sur elle-même en travers du hakama.

Étape 2

  • Étape 2: on fait de même avec l'autre lanière inférieure.

Étape 3

  • Étape 3: la lanière supérieure gauche passe sous les deux lanières pour ressortir vers le haut.

Étape 4

  • Étape 4: elle entoure ensuite la partie supérieure de la lanière gauche.

Étape 5

  • Étape 5: elle se pose sur la partie inférieure de la lanière gauche.

Étape 6

  • Étape 5: la lanière droite passe sous les trois autres pour ressortir vers le haut.

Étape 7

  • Étape 6: elle enserre ensuite la partie supérieure de la lanière droite.

Étape 8

  • Étape 7: elle vient enfin se poser sur la partie inférieure de la lanière droite en passant par la boucle formée par la lanière supérieure gauche.


1. sur le plan de l'engagement : l'èlève qui porte le hakama est un aïkidoka, il suit la voie de l'aiki; il n'en est plus au stade de l'essai ou à se demander si c'est la voie qui lui convient.

2. sur le plan de la sécurité : comme il n'existe pas de signe distinctif de niveau technique, mis à part la ceinture blanche ou noire, l'enseignant peut veiller à donner le hakama à un élève qui a acquis les techniques d'ukemi (chutes, esquives) les plus courantes. Ainsi, lors par exemple des stages, où les pratiquants ne se connaissent pas toujours, il sera pris davantage de précautions sur ce point par les anciens, envers les pratiquants ne portant pas le hakama.

3. enfin, sur le plan de l'attitude (Shisei) : l'apprentissage des arts martiaux est basé sur la reproduction des mouvements observés visuellement. Aussi l'on prend comme modèle, bien sûr, son maître, mais aussi les élèves les plus anciens. Le port du hakama pourra donc être proposé à un élève dont l'attitude est celle d'un aïkidoka confirmé. On pourra prendre exemple sur son attitude physique, sa façon de se comporter sur le tapis, sa connaissance de l'étiquette.

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le Bokken

le Bokken
une arme redoutable

petit travail de compilation par Gilles Tribolo

"Le bokken est un sabre en bois qui reproduit en général la longueur, la forme et la sensation d'un Katana. De ce fait, il est utilisé pour les entraînements et les katas comme un sabre.


Histoire :

Dans la pratique traditionnelle, son emploi fut très répandu pour des raisons essentiellement économiques et de sécurité.
En fait on raconte que l'utilisation du katana pendant les entraînements augmentait le taux de mortalité dans les écoles de sabres !
On instaura donc la pratique du bokken dans les écoles de sabres afin de garder les effectifs.
Mais la sagesse n'est pas terrestre, le taux de mortalité diminua mais les effectifs chutèrent de beaucoup !
En effet en ne retenant plus leurs coups à l'entrainement le bokken fit des ravages sur les os de nos pauvres samouraïs.
Les estropiés, les fractures, et les invalides firent chuter l'effectif des écoles.


Cependant, le bokken fut considéré comme une arme spécifique et certains combattants renommés préférèrent utiliser le bokuto (bokken) au combat en raison de son caractère indestructible.

Myamoto Musashi remporta tous ses duels avec un bokken alors que ses adversaires étaient armés d'un katana, il aurait, dans un duel sur l’île de Funa, remporté un combat contre le samouraï Sasaki Kojiro en utilisant un bokken qu'il avait lui-même fabriqué à partir d'une rame ...

 


L'anatomie du bokken:


Sa longueur totale est de 105 cm pour une masse de 400 à 500g, ce qui peut varier en fonction des écoles.

Le bois :Il doit être façonné dans un bois feuillu (dur non résineux) tel que le chêne rouge ou blanc (Akagashi et Shirakashi), le chêne persistant, le chêne Holme, le néflier (Biwa), l'ébène (Kokutan) ou le Sunuke.

Il faut s'assurer :- de la qualité du grain (fin, lisse, serré, aux nervures longitudinales ininterrompues)
- de l'absence de nœuds dans le bois
- de l'adaptation de l'arme en poids et largeur aux besoins physiques et techniques du pratiquant.
En général, le centre de gravité doit se situer dans le premier tiers du bokuto, ce qui peut aussi varier selon les écoles.

La courbure :

Il y a trois genres de courbure :
- les Koshi-zori bokken ont leur courbure plus près de la poignée.
- les Torii-zori bokken ont leur courbure plus au centre.
- les Saki-zori bokken ont leur courbure plus près de la pointe.

Certains arts martiaux comme l'aïkido, l'aïkibudo, le kenjutsu peuvent utiliser des bokken sans courbure et plus lourds.

On peut envisager l'utilisation du bokken de différentes façons selon les écoles et le but recherché:

 

La première consiste à utiliser le bokken comme un sabre pour l'entrainement.

On utilise le bokken avec les mêmes gestes que si c'etait un katana , c'est à dire des gestes de coupes et de piques.

La deuxième plus spécifique utilise le bokken sous forme de gestes, de coups (écrasements) appuyés plutôt que de coupes ainsi que de piques

 

L’utilisation du bokken en aïkido permet de voir et de corriger certains mouvements et déplacements, d'étudier l'origine de certaines techniques d'aïkido, il n'est nullement dans nos objectifs d'être des musashi" du 21° siècle, il existe en effet des écoles de sabre dont le but est l'étude de l'art du ken et dont le perfectionnement prend toute une vie.
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Le professeur

Publié par Paolo Atzori [paolo] le 08/10/2005 (195 lus)


Arrivé en septembre 2001, Jacques Maigret  est 4èmeDan Aïkikai de Tokyo et diplômé d'état BEES 1er degré; il dispense aujourd'hui son enseignement à une cinquantaine de passionnés.
Il est Président de la Ligue Ile de France.
Son grade de 5ème Dan lui a été décerné par la FFAAA. en 1998, et en 2003 il reçoit des mains de Christian TISSIER son 4ème Dan Aïkikai.

En 1984, il commence l'étude de l'aïkido à Fontenay sous Bois sous la direction de Max Mazzone.
Depuis 1988, il suit l'enseignement de Christian Tissier (7ème Dan SHIHAN) à Vincennes.
Pendant quelques années, il étudiera également, toujours sous la direction de Christian Tissier, le kenjutsu.

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le Tanto

Le TANTO

compilation par Gilles Tribolo


 

Le tanto :

Autrefois utilisé comme arme lancée, il est parfois utilisé comme outil d’entraînement pour la self-défense, où il remplace le couteau. En aikido, le tanto est en bois.

Il était en général porté soit dans la ceinture, soit pour plus de discrétion dans le Kimono.

Voici différentes formes de tanto :

Morphologie :

Le tanto est un poignard ou une dague japonaise de 6 pouces de long. Comme les sabres japonais, il a une lame courbée et un seul tranchant, il s'agit d'un « couteau-sabre ».

Fabriqué en chêne blanc. Longueur : 30 cm - poids : 150 grammes.

Il se différencie du aiguchi par la présence d'une garde (tsuba).

Le tanto est généralement semblable au katana, à la différence près qu'il est bien plus court et moins courbé.

En AÏKIDO :

Le tanto en bois est le plus répandu en cours d’aïkido.


La particularité de ce tanto se trouve dans sa structure massive et dans l’absence de pointe qui permet un travail de tantodori en toute sûreté. Très agréable au toucher, c’est une arme à la fois originale et élégante qui est un excellent complément à la panoplie de base d’un aïkidoka. Il permet de travailler les mouvements appris en se mettant en situation réelle d’attaque et défense.

Chez les SAMOURAÏS :

Plus souvent utilisé par les samouraïs et les ninjas, le tanto est une arme redoutablement dangereuse. Fait de la même manière que le Katana et le Wakisashi, il est complémentaire à l'armement samouraï: Armure, casque, Katana, Wakisashi et bien sûre le Tanto. Utilisé dans les guerres contre ses ennemies, le samouraï, armé jusqu'aux dents, utilisait cette arme presque en dernier recourt. S'il perdait son Katana, Wakisashi ou même les deux, la seule arme mortelle qui restait était le Tanto. Il y a différents modèles de cette dague. Il y a des Tanto à lame en courbe prolongée, lame semi-courbé, il y en a à lames droites. Certains ont même des dents. Mais ceux-ci ne sont pas traditionels du Japon. Car il faut bien retenir que les armes, la plupart d'entre elles, ont souvent été modifiées.

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Le Jo

Le Jo

Compilation de Gilles Tribolo


Morphologie :

C’ést un simple bâton mesurant environ 30 cm de plus qu’un Tachi standard mais aussi plus court que le Bo. La longueur du Jô est de 128 cm avec un diamètre de 26 mm.

HISTOIRE de la Naissance du Jo :

Chose assez paradoxale dans les arts martiaux, le Jodo (voie du bâton) est né d'une défaite...
Au 17ème siècle, un Samouraï - de l'école Tenshin Shoden Katori Shinto ryu, très célèbre à cette époque - Muso GONNOSUKE Katsuyoshi (Katsukichi ?) fut défait en duel par le génie du sabre japonais Myamoto MUSASHI, auteur du fameux traité sur la tactique Gorin no Sho (livre des cinq roues).
Désirant effacer cette humiliation, Muso GONNOSUKE se retira sur le Mont « Honnman » Après de longues méditations et, à la suite d'une vision, il créa et codifia le Jojutsu.
La tradition veut que la deuxième rencontre du Jo et du sabre se termina par la victoire du Jo.
C'est de cette période que date le début de la renommée du Jo.

Trouve le plexus solaire avec un bâton rond! De cette phrase naquit les bases du Shinto Muso Ryu Selon le Kaijo Monogatari, écrit en 1629.

La légende veut que Musô Gonnosuke se soit rendu à Edo au début de la période Keichô (1596-1614). Il se mesura avec les meilleures lames de la cité et ne fut jamais vaincu jusqu’au jour où il rencontra Miyamoto Musashi (peut-être le guerrier le plus connu des Japonais) en 1605 dans la province de Harima à Akashi.
Miyamoto Musashi qui avait déjà remporté 60 duels affronta en duel Muso Gonnosuke (homme de grande taille). Muso Gonnosuke utilisa un odachi en bois (long sabre en bois) et Miyamoto Musashi non pas ses deux sabres mais une branche de saule. Gonnosuke était accompagné par six compagnons de fortune. Vantard et sûr de lui il apostropha Musashi en lui disant - J'ai vu les techniques de votre père, mais je n'ai pas vu les vôtres ! Musashi irrité lui répondit : - Si vous connaissez les techniques de mon père, vous connaissez alors les miennes.
Voyant que Musashi ne semblait pas vouloir continuer cette conversation, Gonnosuke insista afin de montrer à ses compagnons sa supériorité technique. Dépité Musashi lui répondit : - Mon art n’est pas fait pour être du spectacle, n’importe comment quelque soit votre attaque je l’arrêterai et gagnerai. Gonnosuke attaqua le premier avec son odachi en bois sans formalité.
Musashi para facilement l’attaque et frappa Gonnosuke légèrement entre les deux sourcils ! Une autre version écrite dans le Honcho Bugei Koden est similaire avec quelques différences mineures.
En fait dans la réalité il semblerait que Musashi aurait utilisé ses deux sabres (un court et un long) en employant sa fameuse technique de blocage en croix (Jujidome).
Grâce à cette technique Musashi pouvait bloquer l’arme de son adversaire et le forcer à se découvrir vers le haut et contre attaquer immédiatement. Cette défaite cuisante changea Gonnosuke du tout au tout. Après cette défaite, Gonnosuke sillonna le pays pour y étudier de nombreux styles d’arts martiaux, déterminé qu’il était de parvenir à vaincre le Jujidome de Musashi.
Après plusieurs années, il arriva dans la Province de Chikuzen et s'arrêta dans une ville qui porte aujourd'hui le nom de Dazaifu, dans la région de Kyushu (sud du Japon situé près de la ville de Fukuoka). Il se retira pendant 37 jours en ermite dans le Sanctuaire de Kamado, sur le Mont Hôman. Une nuit, un messager divin lui apparut en songe sous la forme d’un enfant qui lui dit: “ trouve le plexus solaire avec un bâton rond! ” S’inspirant de ce message céleste, Gonnosuke confectionna une nouvelle arme le : Jo.
C’était un simple bâton mesurant environ 30 cm de plus qu’un Tachi standard pour l’époque (XVIIe siècle) mais aussi plus court que le Bo. La longueur du Jô de Gonnosuke était de 128 cm avec un diamètre de 26 mm.
Ces mesures sont toujours d’actualité dans le Shintô Musô Ryû Musô Gonnosuke s’appliqua ensuite à élaborer pour son bâton des techniques basées sur ses expériences dans les variétés d’armes qu’il avait étudiées.
Il y introduit les coups d’estoc de la lance (Yari ou Sôjutsu), les mouvements de balayage de la hallebarde (Naginata ou Naginatajutsu), les techniques de frappe du grand bâton (Bô ou Bôjutsu) et du sabre (Tachi ou Kenjutsu).
De ces diverses techniques l’art du Jôjutsu était né. Toujours selon la légende, Gonnosuke retourna vers Musashi et lui infligea sa seule et unique défaite.

Cependant dans le Shinto Muso Ryu il existe une technique de parade contre le Jujidome. Du fait de sa longueur le Jo, même paré par cette technique, permet d’atteindre un point faible sur le corps de l’épéiste adverse au niveau du plexus solaire. Gonnosuke est parvenu à défaire Musashi sans lui causer de grand mal. Mais ce fut la seule défaite encaissée par Musashi et cela à cause d’une nouvelle technique de Jo-Jutsu
La popularité grandissante de Musô Gonnosuke finit par attirer l’attention du Clan Kuroda de Fukuoka qui lui proposa d’instruire les guerriers du Clan dans l’art du Jôjutsu.
Dans les années qui suivirent, Gonnosuke remit des licences d’enseignement à plus de dix guerriers du Clan.
Ces derniers, ainsi que leurs successeurs, perpétuèrent la tradition dans les limites du domaine de la famille Kuroda. Le Clan garda jalousement cet art du Jôjutsu et en fit une des traditions secrètes du Clan.
Vers la fin de la période Tokugawa (1603-1868), il semble que deux Dôjô existaient dans le domaine des Kuroda.
L’un était géré par la famille Hirano, sous la direction du 15e Grand-Maître, tandis que l’autre était sous la responsabilité de la famille Hamachi, avec, à sa tête, un homme généralement reconnu comme le 18e Grand-Maître de Shintô Musô Ryû. La permission de propager le Jôjutsu en dehors des limites du Clan fut accordée en 1872, peu après la Restauration de Meiji (1868). Au début du 20e siècle, Uchida Ryôgorô enseignait le Jôjutsu à Tôkyô. Parmi ses élèves figuraient Uchida Ryôhei, Nakayama Hakudô (célèbre Kendôka et Iaidôka, et Amiral de la Marine impériale japonaise), et Morita Kanya, acteur de Kabuki.
Parallèlement, dans le Dôjô central de Fukuoka, Shiraishi Hanjirô Shigeaki, connu comme le 24e Grand-Maître de la Tradition, continuait d’enseigner cet art jusqu’à sa mort le 1er mars 1927. Dès lors, le Jôjutsu fut enseigné par ses plus anciens disciples: Takayama Kiroku, Shimizu Takaji et Otofuji Ichizô.
En 1927, Shimizu se rendit à Tôkyô et commença d’enseigner le Jôjutsu sous l’égide de deux personnages influents: Toyama Mitsuru et Suenaga Setsu. Il établit sa base au Toyama Dôjô et, de là, rayonna dans la région, instruisant des groupes aussi divers que le Département de la Police métropolitaine, le groupe d’étude de Kobudô du Kôdôkan Jûdô, sous l’égide de Kanô Jigorô, les Scouts marins, et bien d’autres groupes disséminés dans le pays entier. Shimizu Takaji fut également instructeur en Mandchourie, après que cette région ait été placée sous contrôle japonais au début des années 1930. Quelques années après la mort de son maître, Shimizu fut nommé Président de la Dai Nippon Jôdô Kai qui altéra le nom de la Tradition (Ryûmei) de Jôjutsu en Jôdô en 1940.

En aikido


le jo n’est pas utilisé comme une arme en soi déconnectée de la pratique à mains nues , de même que la pratique du bokken et du tanto, le jo est là pour nous permettre de mieux comprendre le sens des techniques. La direction et les angles sont beaucoup plus clairs , la moindre erreur de placement prend tout son sens,la sanction est immédiate.

Certaines écoles d’aikido se sont spécialisées dans l’étude des armes , l’étude des kata d’aiki-jo et aiki-ken y est très importante, mais en fait tous les courants n’ont qu’un but : mieux comprendre les principes aiki et développer le corps par la pratique des armes. Une technique bien exécutée avec une arme sera d’autant plus facile à mains nues qu’on en aura compris les principes directeurs
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Le katana

Le katana
Compilation de Gilles Tribolo

INTRODUCTION

Le sabre japonais est intimement lié à l’histoire du Japon féodal, car il est le symbole même du samouraï. Il a subi de nombreuses transformations au cours de son évolution, pour donner un instrument remarquable par ses qualités.

Le katana, qui fait approximativement un mètre de longueur, se manie généralement à deux mains (encore que certaines techniques, comme la célèbre technique à deux sabres de Myamoto Musashi, ou des techniques impliquant l'utilisation du fourreau, supposent le maniement à une main). Sa poignée (tsuka), suivant le climat politique, variait entre la largeur de deux ou trois mains. La tsuka se termine par une garde (tsuba) qui protège la main. Le poids d'un katana standard varie de 800 grammes à 1000 grammes.

HISTOIRE

Certaines périodes de l'histoire japonaise étant plus calmes, le katana avait plus un rôle d'apparat que d'arme réelle. Dans ce cas, la garde était plus courte, facilitant ainsi le port au obi (ceinture), au détriment de l'équilibre de l'arme.

Ainsi, on dit que les sabres ne se comportent pas tous de la même manière. Celui qui les manie peut leur trouver un « caractère » bien spécial, déterminé en fonction non seulement du degré d’habileté du forgeron, mais aussi de son niveau spirituel. Il existe plusieurs types de sabres, variant par leur forme et leur longueur :

Le Nippon-tô ou katana ou sabre japonais a comme ossature principale la lame.

EVOLUTION de la lame

L'évolution de la forme de la lame a été fonction des époques et de l'Histoire du Japon...

Jusqu'à l'an mille les lames étaient droites et à deux tranchants.Les époques passantes les courbures de la lame ainsi que les dimensions changent.

A la fin de l'ère Kamakura le sabre TACHI (long, un seul tranchant, robuste et lourd) devient moins pratique et un nouveau sabre glissé dans la ceinture, tranchant vers le ciel, fit son apparition. Le KATANA est né. Les maîtres forgerons sont au summum de leur art.

Du milieu XIXème à nos jours - Ere Meiji le sabre n'évoluera plus.

De ces différentes époques il nous reste de merveilleux spécimens avec comme points communs leurs parties anatomiques et le fait que le sabre était et restera l'âme du samouraï.

(Voir récapitulatif des armes du samouraï en fin d’article)

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La pratique de l'aikido

De par sa nature, la non-violence, la non-opposition, l'utilisation de la force et de l'énergie du partenaire, l'Aïkido peut être pratiqué par tous, sans distinction de sexe et d'âge.
L'aïkido discipline éducative, tant pour le corps que pour l'esprit, permet de s'exprimer pleinement avec comme support une étiquette traditionnelle, ciment d'une pratique respectueuse des autres.
Notons au passage que le Fondateur a pratiqué jusqu'à la fin de sa vie (85 ans).
Sans pour autant avoir de pratiquants de cet âge, nous espérons tous pouvoir continuer à étudier l'aïkido le plus longtemps possible.
Notons également qu'il est possible de s'inscrire dès 16 ans .












De quoi avons nous besoin pour pratiquer?

L' Aïkido se pratique avec une tenue communément appelée kimono (ou keikogi) que l'on retrouve dans beaucoup d'arts martiaux et composée d'une veste
et d'un pantalon de couleur blanche .

La ceinture en aikido reste blanche jusqu'à l'obtention du Shodan (ceinture noire 1er Dan).
A partir du 1er kyu (équivalent à la ceinture marron) le pratiquant est autorisé par le professeur à porter le hakama, jupe-culotte traditionnelle japonaise de couleur bleue ou noire.

Pour des raisons d'hygiène, il est recommandé de ne pas être pieds nus lors de ses déplacements entre les vestiaires et les tatamis; des zoori ou de simples sandales feront l'affaire.

Afin de parfaire notre formation d'aïkidoka, des cours d'armes
sont également dispensés en début de séance : jo (baton), ken (sabre de bois) et tanto (couteau).
L'objectif n'étant pas de devenir un spécialiste dans leur maniement (ce sont des disciplines à part entière) mais surtout de comprendre l'origine des formes de corps dans la pratique à mains nues.
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