L'Assemblée Générale de la FFAB de novembre 2006 a donné mandat à ses représentants à la CSDGE de négocier, entre autre, le retour à la parité des jurys d'examens et à un système de notation ou d'appréciation faisant que le oui l'emporterait sur le non (au lieu du tirage au sort et de la règle de l'unanimité) et de ne valider l'ensemble des passages de grades 2006 qu'à la condition que cette négociation soit entamée. Dans le même temps, cette AG acceptait la reprise des passages de grades dans le respect des textes en vigueur.
Lors de la réunion du 6 janvier 2007 de la CSDGE en présence du Médiateur nommé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports et un représentant de ce même Ministère, un nouveau blocage réciproque a empêché la validation de ces grades au sein de la CSDGE.
Notre Président a proposé, à la suite de la réflexion menée par le bureau et le comité directeur, une consultation des présidents de ligue et des cadres techniques de la Fédération pour savoir 1/si l'on devait accepter la validation de tous les grades passés en 2006 y compris ceux passés unilatéralement et donc illégalement en Ile-de-France et en Flandre Artois et 2/ si l'on devait accepter le tirage au sort ou maintenir notre revendication de la parité des jurys. Les résultats de cette consultation ont, à une très grande majorité, accepté la validation de l'ensemble des grades passés en 2006 et, à une majorité simple, demandé le maintien de notre revendication de modification du règlement de la CSDGE.
A la suite de l'échec de la réunion de la CSDGE du 6 janvier, le Ministère a convoqué les deux coprésidents UFA (Président de la FFAB et celui de la FFAAA) et les deux coprésidents CSDGE (représentant FFAB et représentant FFAAA) le 20 février 2007.
Lors de cette réunion, le Ministère, constatant notre volonté réaffirmée par tous les moyens de voir notre spécificité respectée, est revenu sur son exigence d'une fédération unique et a indiqué qu'il accepterait que les deux Fédérations agréées coexistent avec le maintien d'une seule CSDGE conformément à la loi. Il est certain que cela ne convient pas aux responsables de la FFAAA qui ont une vue hégémonique de l'organisation de l'Aikido en France.
Notre Fédération est donc en pleine négociation pour la reconnaissance pleine et entière de notre spécificité et donc aussi pour la modification du règlement particulier de la CSDGE. Cela est l'essentiel de notre démarche actuelle.
Aucune modification du règlement particulier de la CSDGE pendant ces derniers mois n'a pu être étudiée par la CSDGE. Les modifications réciproques seront étudiées lors de la réunion du 1er septembre (la modification concernant les délais après un échec avait été validée lors de la réunion de mars 2006). Dans ces propositions, nous inclurons bien sûr la modification des délais entre les passages de grades. Elles seront présentées pour avis aux présidents de ligue qui, faut-il le rappeler, sont coprésidents des CORG.
Cependant, conscients que le calendrier actuel (1er septembre) risque de faire traîner les choses en longueur, nous sommes intervenus à maintes reprises, tant auprès du Médiateur qu’auprès du Ministère, afin que des négociations soient engagées avant cette date.
En attendant que ces modifications soient soumises au vote de la Commission et comme nous nous y sommes engagés en Assemblée Générale, les passages de grades s'effectuent selon le règlement en vigueur avec ses incohérences et sa lourdeur.



